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Le mot du maire

Cérémonies commémoratives du 8 mai 1945
Discours du 08 Mai 2020

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les Présidents,

Mesdames Messieurs les anciens combattants,

Mesdames Messieurs,

Depuis le 24 mars, notre pays est en ‘état d’urgence sanitaire.

Le Premier ministre a pris par décret des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion, des mesures de réquisition de tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire  et enfin des mesures temporaires de contrôle des prix. 

En ce jour anniversaire de la capitulation nazie du 8 mai 1945, nous pouvons nous rendre compte de la réelle portée des événements de cette époque. Les restrictions que nous vivons en ce moment n’ont effectivement rien à voir avec celles de cette période tourmentée de notre histoire.

Privés de la possibilité de vous inviter au monument aux morts pour cette commémoration, j’ai souhaité déposer une gerbe ce matin et je profite des réseaux sociaux pour publier ces quelques mots en hommage aux femmes et aux hommes qui se sont battus et ont donné leur vie, pour que nous puissions aujourd’hui vivre libres ! 

11 millions d’êtres humains ont péri, sous le poids de la folie nazie. Tous reposent désormais sans sépulture, et les cendres échappées des fours crématoires crient à la conscience universelle : « Plus jamais ça ! ».

Ce cri, qui fut aussi celui des survivants libérés des camps, nous devons l’entendre.

Ce cri ne sera jamais un détail de l’histoire.

Ce cri nous devons nous en saisir, nous devons le faire nôtre, aujourd’hui, pour ne pas succomber aux dérapages contemporains, pour ne pas périr à notre tour.

L’histoire est souvent un cycle répétitif ou un éternel recommencement. L’homme qui n’apprend pas de ses erreurs se condamne à les revivre sans cesse.

C’est pourquoi, la lecture régulière devant le monument aux morts des pages tourmentées et douloureuses de notre histoire nationale est un acte de fidélité à vocation pédagogique. Je vous invite à y participer plus nombreux, lorsque nous le pourrons, c’est aussi de cette façon là que nous consoliderons une société de respect et de tolérance.

Ces cérémonies sont faites pour apprendre, pour comprendre, pour résister au risque de la récidive que nous voyons surgir ici et là à travers le monde, sous les mêmes idéaux racistes, antisémites et xénophobes.

Que nous évoquent les noms d’Auschwitz, Birkenau, Dachau, Buchenwald ?

Que nous rappelle le souvenir des innocents sacrifiés, gazés, tués, pour leur origine, leurs convictions, leur orientation philosophique, religieuse, politique ou sexuelle ?

Nous avons le devoir de défendre haut et fort nos valeurs républicaines, la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la laïcité qui nous rassemblent ici, en France, terre des Droits de l’Homme. Telle est notre vocation.

Ne restons pas indifférents aux événements qui se passent à nos portes et à travers le monde. 

Donnons du sens à l’histoire d’aujourd’hui, un sens différent de l’histoire d’hier, pour que cette génération, la nôtre, celle de nos enfants, n’ait jamais à connaître les souffrances du siècle passé.

Pour cela, il y a urgence à promouvoir sur le terrain politique comme sur le terrain religieux et philosophique une éthique de l’homme moderne, une éthique de l’homme vivant.

Choisissons le partage, l’écoute et le respect des autres plutôt que l’ignorance, le mépris qui conduisent toujours à la haine et à l’horreur.

Soyons aussi et surtout intransigeants sur le respect de nos valeurs. Notre devoir pour les victimes, c’est non seulement celui de la mémoire et de l’hommage, mais aussi celui de l’engagement contre les répliques.

Nous avons le devoir de promouvoir la vie comme un droit universel.

En ce moment exceptionnel, en cette journée du souvenir au nom de notre devoir de mémoire, oublions tout ce qui peut nous diviser, pour nous rassembler et unir nos forces avec un même but commun, la défense de nos libertés. 

Vive La République.

Vive la France.

Laurent MATHIEU

 

Discours de Christian Teillac – Conseiller départemental

« Il y a maintenant 75 ans que l’Allemagne nazie capitulait après six ans de combats et de barbarie qui coûtèrent la vie à plus de 50 millions de personnes dans la Monde.
Aragon disait que certains jours, il rêvait d’une gomme pour effacer l’immondice humaine.
Nous pensons bien sûr aux victimes, aux déportés, aux résistants, aux juifs, à ces hommes, ces femmes, ces enfants raflés par la lâcheté de la collaboration la plus vile.
Nous pensons au courage de celles et ceux qui choisirent de résister, les gaullistes, les communistes, les socialistes, les républicains et de nombreux simples citoyens.
Le murmure du chant des partisans, de la Marseillaise ou de l’Internationale qui s’élevait au dessus des pelotons d’exécution résonne dans nos têtes.
Cette année est particulière puisque du fait de la pandémie, les cérémonies du souvenir sont interdites.
Il n’empêche que le souvenir est gravé dans nos mémoires et que nous continuerons à le transmettre aux générations futures.
Cette pandémie nous fait prendre conscience de la grande fragilité de l’Homme.
Saurons nous en tirer les conséquences?
Saurons nous tout mettre en oeuvre pour rendre notre société plus humaine, plus juste, plus saine?
Saurons nous tout mettre en oeuvre pour laisser aux générations une planète où le développement durable est la priorité et où l’objectif principal est le bien- être de nos concitoyens? »