Histoire

Les premiers vestiges de la ville ont été trouvés aux Olivoux à Montignac, une agglomération gauloise puis romaine.

Les dates-clés  de l’histoire de Montignac

Avant – 70 000 ans

Gisement néanderthalien du Regourdou

– 18 000 ans

Les peintures de Lascaux attribuées au Magdalénien ancien

Ier siècle av. J-C  

Colonisation romaine

Époque médiévale

Construction du château

1767

Construction du pont

1826

Destruction du château de Montignac

1940

Découverte de la grotte de Lascaux

1963

Fermeture de la grotte de Lascaux

1983

Ouverture de Lascaux II, fac-similé de la grotte

2014

Début de la construction du Centre International de l’Art Pariétal (Lascaux IV)

Décembre 2016

Ouverture de Lascaux IV – Centre International de l’Art Pariétal

Pour en savoir plus

C’est en 1940, avec la découverte de la grotte de Lascaux sur son territoire, que Montignac acquiert une renommée mondiale et devient l’un des berceaux de l’humanité. Le coup de crayon de l’homme de Lascaux date d’environ -18 000 ans.

Dix-sept ans plus tard, Montignac remonte le temps et découvre le gisement néanderthalien du Regourdou qui date d’avant -70 000 ans.

Les Olivoux à Montignac, une agglomération gauloise puis romaine.

Depuis 2005, des opérations archéologiques préventives menées par l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) se succèdent, aux Olivoux, au rythme d’aménagements pavillonnaires.

Le site est inscrit dans un « entonnoir », la plaine du Chambon, délimitée par la confluence entre la Vézère et la Laurence. Huit diagnostics et trois fouilles archéologiques documentent une occupation dynamique du IIe siècle avant au IIe siècle après J.-C. En 2015, des prospections géophysiques ont complété ces données.

Une zone d’habitat structurée par des fossés apparaît dans la plaine du Chambon au IIe siècle avant J.-C avec des maisons en terre et de bois. La céramique découverte est très majoritairement de fabrication locale. À contrario, de rares tessons de céramique campanienne à vernis noir ainsi que de très nombreuses amphores à vin issues des côtes tyrrhéniennes soulignent le statut de place de commerce et d’échange dynamique du site à la fin du second âge du Fer (150-50 avant J.-C.).

Amphore greco italique @Elizgoyen INRAP

Amphore greco italique @Elizgoyen INRAP

 

Au tournant de l’ère, les bâtiments sont toujours de terre et de bois, certains sont repris, d’autres reposent désormais sur des sablières basses. Les hommes se regroupent sur la partie haute du site. Les objets retrouvés proviennent aussi bien d’Orient (verre) que du Massif central (bol en céramique fine).

À partir des années 30-40, des infrastructures apparaissent (voirie, aménagements de berges). Les constructions de bois coexistent avec des bâtiments de pierre. Des exemplaires de monnaies rarissimes ont été découvertes (sesterce de Caligula au nom d’Agrippine, 37-41).

Cuisine-gallo-romaine,-©-V.-Pasquet,-Inrap

Cuisine-gallo-romaine,-©-V.-Pasquet,-Inrap

 

Entre 70 et 130, la construction sur fondations de pierres se généralise sur une dizaine d’hectares. Les opérations archéologiques permettent de restituer une partie du plan de l’agglomération constituée de maisons, auberges, quartier artisanal, sanctuaire avec temple. Une palette pour préparer des remèdes ainsi qu’une fusaïole utilisée pour le filage proviennent d’Autun, tandis que du vin est importé de Crête ou de Rhodes et des appliques en verre d’Alexandrie d’Égypte. Le déclin de la plaine s’amorce au IIe siècle après J.-C. Au début du Moyen Âge, les ruines sont ponctuellement réoccupées.

plan de la zone archeologique

Des céramologues en herbe !

Dans le cadre du projet Archéologie mené sur le site Gallo-romain des Olivoux par une classe de 5e du collège avec l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) et la Drac, les élèves ont collecté des échantillons de céramique et de verre sur le site, ils ont appris à les identifier et à les classifier. Ils se sont intéressés au métier de céramologue, à la  reconstitution d’un four de potier gaulois et à la découverte d’un four de verrier à Bordeaux. En avril ils lavent les matériaux trouvés et répertorient sur fiches les éléments identifiés. Il leur restera ensuite à s’initier à la méthode de rédaction d’un rapport scientifique!

Restitution de leurs démarches et résultats lors des Journées Nationales de l’Archéologie à Montignac en juin !

À l’époque médiévale

La ville s’enrichit ensuite d’une forteresse. De mariage, en vente et en héritage, elle passe dans le giron de la  famille d’Albret, jusqu’en 1603, date à laquelle le roi de France Henri IV la cède à  François de Hautefort, seigneur de Thenon. C’est une ville de gué. Le pont actuel est construit entre 1766 et 1767.

Montignac est chef-lieu de district de 1790 à 1795

Le château est détruit en 1826. Il en reste aujourd’hui une tour et une partie de son infrastructure.

Sur la rive gauche de la Vézère, le faubourg avec son couvent, son prieuré et ses quais, rappelle, quant  à lui, la vocation religieuse et commerciale (port marchand) de la ville sous l’ Ancien Régime. Sur la rive droite de la Vézère, on trouve encore quelques ruelles médiévales étroites avec des témoignages architecturaux des XIVe, XVe et XVIe siècles : maisons sur  pilotis ou à colombages, lavoirs, fontaines.

Montignac tient maintenant le rôle d’une petite capitale régionale entre Périgueux, Brive et Sarlat. C’est une ville moderne et dynamique qui se développe grâce au commerce, à l’artisanat, à l’industrie et au tourisme.

Autres dates

1835 – les rues sont nommées officiellement

1865 – Installation du télégraphe

1881 – Installation d’une bascule

1882 – Création de la bibliothèque

1896 – Inauguration de l’éclairage électrique

1897 – Premières plaques indicatrices du nom des rues et des places

1910 – Proposition d’achat d’un corbillard. Le précédent inauguré sous Louis-Philippe avait été jeté dans la Vézère par la population pauvre de Montignac qui voulait conserver le bénéfice du transport des morts sur un brancard à bras.

1927 – Inauguration du square Pautauberge

1947 – Achat d’une sirène pour les pompiers

1952 – L’ancienne cheminée à pans coupés récupérée du couvent des Cordeliers incendié, est placée sur l’Hospice.

1969 – Classement de la colline de Lascaux

1981 – Pose de la première pierre du pont neuf dit « pont de la Paix ».

    Fichiers joints :