Maison Duchêne

Informations pratiques
Adresse :
Place du docteur Raffarin
24290 Montignac

La maison Duchêne a été construite entre 1797 et 1803 pour Jean Sclafer-Lagorce (maire de Montignac et juge de paix sous la Restauration) par l'architecte parisien renommé Jacques Molinos, très influent en son temps. Cette attribution apporte un regard neuf et éclairant sur un édifice longtemps resté énigmatique.

Le rêve Palladien de Molinos

« Peu après la Révolution française, vers 1800, l’homme de loi Jean Sclafer Lagorce fait édifier la maison Duchêne au sud de Montignac. Pour la conception de l’édifice, il fait appel à un grand architecte parisien : Jacques Molinos. Ce dernier avait été rendu célèbre par la réalisation de la coupole de la halle aux blés de Paris en 1783. D’une taille considérable pour l’époque, cette coupole reprenait les principes des charpentes à petit bois édictés par Philibert de l’Orme. Molinos, qui ne viendra probablement jamais à Montignac, répond à la demande de Sclafer en dessinant un édifice néoclassique fortement inspiré de la villa Rotonda d’Andrea Palladio. Sur un plan carré, la maison comporte deux niveaux organisés autour d’une pièce centrale circulaire abritant un escalier à deux volées desservant une galerie surmontée d’une coupole. Un portail à colonnes d’inspiration dorique et supportant un balcon, orne la façade principale. Joseph Duchêne est propriétaire de la villa entre 1862 et 1876. L’édifice portera son nom au moment de son rachat par la municipalité. La maison est alors aménagée en école ».  

Vincent MARABOUT – Mission Inventaire Patrimoine- Direction de l’Education et de la Culture- Pôle Patrimoine -Conservation du Patrimoine Départemental

La maison Duchêne, située rue du 4 septembre, abrita un pensionnat et un externat de jeunes filles gérés par la congrégation des sœurs de Nevers jusqu’en 1881.

Selon l’abbé J.Marquay (Montignac le Comte-1938 – Les éditions du Périgord Noir-1983), le traité de création du pensionnat stipulait que « son produit net » serait reversé aux pauvres.

« La mère Joséphine, supérieure et économe de l’établissement, relatait en 1835 un bénéfice de 2482 francs pour un chiffre d’affaires de 7733 francs ( !) ».

Un résultat que ne renieraient pas des entrepreneurs actuels !

En 1881, l’école devint laïque et républicaine.

En 1937, l’école des filles fut transférée dans d’autres locaux ; l’école maternelle resta sur place jusqu’en 2009.