Les personnalités historiques de Montignac

Plusieurs personnalités ont marqué l'histoire de Montignac.

 Eugène Le Roy (1836-1907)

Le plus célèbre, Eugène Le Roy est devenu une figure emblématique incontournable de Montignac grâce à l’aura médiatique de son roman, porté à l’écran, Jacquou le Croquant.

Eugène Le Roy est le fils d’un couple de domestiques du baron Ange Hyacinthe Maxence, baron de Damas, ancien ministre, propriétaire du château d’Hautefort. Leur emploi force ses parents à le placer en nourrice chez une paysanne des environs. Ses souvenirs d’enfance marqueront fortement son œuvre future, dans laquelle abondent les enfants abandonnés, comme dans beaucoup d’autres romans contemporains. Chez George Sand, où les thèmes de la bâtardise, de l’abandon, de l’adultère, des chagrins d’amour, de l’anticléricalisme et de la « haine » des nobles (les faux surtout, comme chez Le Roy) sont aussi récurrents ; chez G. Bruno, qui met en scène deux orphelins dans le Tour de la France par deux enfants ; chez Hector Malot (Sans famille). L’abandon d’enfants est une réalité sociale indéniable, qui devient l’un des poncifs du romantisme populaire de l’époque.

D’abord soldat des chasseurs à cheval, puis aide percepteur à Périgueux et enfin percepteur à Montignac, il commence sa carrière littéraire en 1878 par l’écriture d’articles de journaux. Il publie ensuite des « Etudes critiques sur le christianisme » et enfin des œuvres romanesques dont Jacquou le Croquant qui raconte la révolte d’un petit paysan de la fin du XIXe siècle contre les injustices de son temps. Dans ce roman  le personnage de l’abbé Bonal est probablement inspiré de la vie de l’archiprêtre Noël.

Joseph Joubert (1754-1824)

Joseph Joubert, né à Montignac en 1754 et mort à Paris en 1824, contemporain et ami de Diderot et Chateaubriand, est le philosophe de Montignac.

Au 8 rue de la Liberté se trouve sa maison natale.

Ce ne sont pas ses fonctions de juge de paix à Montignac qui rendirent Joseph Joubert célèbre mais sa renommée comme philosophe moraliste.

À 14 ans, Joseph Joubert part étudier à Toulouse au collège religieux de l’Esquile où il enseigne lui-même par la suite, jusqu’en 1776. En 1778, il se rend à Paris où il se lie avec Louis de Fontanes et Chateaubriand, rencontre D’Alembert et devient le secrétaire de Diderot.

Joseph Joubert n’a jamais publié. À sa mort, sa veuve confie ses notes à Chateaubriand, qui en fait publier un choix sous le titre Recueil des pensées de M. Joubert en 1838. S’il reste un auteur mineur, sa pensée vaut pour la densité qu’elle sait instaurer dans des formules aphoristiques telle « la justice est le droit du plus faible » (dans De la Liberté, de la Justice et des Lois).

 L’archiprêtre Noël (1752-1841)

Antoine Noël  est resté comme une figure historique de Montignac dont il devint l’archiprêtre en 1790.

A partir de 1791, les prêtres doivent prêter serment à la constitution civile du clergé. Ceux qui refusent sont dits « réfractaires » et persécutés. L’archiprêtre Noël prête les serments exigés par les révolutionnaires.

Fidèle à sa devise « Fal vénta dèl vént qué buffo!”  (“il faut venter du vent qui souffle”) il espère probablement affecter la soumission aux idées révolutionnaires tout en gardant ses convictions religieuses pour éviter le sort des prêtres réfractaires.

Il est dénoncé par D.Lalande commandant du canton de Montignac et jugé. Au cours de son procès il se défend avec beaucoup d’esprit mais les objets trouvés chez lui, images pieuses et autres, l’accusent.

Il est emprisonné.

Robespierre et ses complices montent sur l’échafaud le 10 Thermidor an II (28 juillet 1794) ; le 16 Thermidor, Noël est libéré sur ordre d’Élie Lacoste (révolutionnaire français né et mort à Montignac). Il exerce à nouveau le culte à Montignac et adhère au concordat en 1802. Il devient une figure locale respectée et meurt avec le titre de « curé archiprêtre de Montignac, chevalier de la légion d’honneur ».

Yvon Delbos (Thonac 1885- Paris 1956)

Homme politique français. Il fut notamment ministre des Affaires étrangères, de la Défense nationale et de l’Éducation nationale.

Fondateur de l’«Ère nouvelle » en 1919, il devint ensuite rédacteur de la « Dépêche de Toulouse ». En 1924, il est élu député de la Dordogne et devient président du groupe parlementaire radical-socialiste. En 1925, il est secrétaire d’État, et du 17 avril au 28 novembre, il est ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts dans le cabinet Paul Poinlevé. De 1932 à 1936, il est vice-président de la Chambre des députés. Il contribue par ses vives critiques à la chute de Pierre Laval en 1935.